Résidences

Le CNAREP accompagne l’émergence de projets artistiques. Sur quelques jours, quelques semaines, des compagnies se coupent de leur quotidien et s’immergent dans leur processus de création. Elles trouvent à l’Abattoir le temps et les conditions nécessaires à la réflexion et l’expérimentation. L’accompagnement du CNAREP varie selon les compagnies, de l’accueil en résidence (coproduction), au soutien logistique. Le suivi s’étend quant à lui de la création (matérielle, co-financement) à la diffusion.

La structure accueille chaque année une dizaine de compagnies  en résidence. Les projets sélectionnés ont en commun d’investir l’espace public à travers des écritures singulières qui s’inscrivent dans la ville et qui, sans cesse, renouvellent les enjeux des arts de la rue. La nature même des résidences est variée, selon le stade d’avancement du projet. Il peut s’agir de résidences en écriture, en construction, d’une immersion dans la ville pour des projets in-situ ou de diffusion dans le cas d’une première présentation publique. Soutenir ces créations, c’est défendre une ligne artistique. Aucune discipline n’est privilégiée. Au cloisonnement, nous préférons la transversalité, aux formes classiques nous mêlons de nouvelles esthétiques. Par ces choix, le CNAREP se positionne. Il cherche en permanence à se ré-inventer, à créer des situations de « spectacle » différentes, jouant de la temporalité, du rapport au public, de l’imprévu, de l’acte artistique et social.  Vers une écriture en mouvement continu.

Agenda des Résidences

Saison 2021-2022

Du 5 au 17 avril

Wonder Petrol

 

Fable d’anticipation, imaginée par Aurélien Prost, et librement inspirée du roman Dans la forêt de Jean Hegland. Wonder Petrol est un spectacle de cirque et de musique de rue, pour se confronter avec poésie et dérision à une réalité bien réelle, celle de la fin proche de l’ère pétrolière. Sous une imposante grue, sept circassiens et musiciens joueront avec la matière du bois et le bruit des tronçonneuses.
“Ce matin, ça fera six mois que le monde fait face à une pénurie soudaine de pétrole. Et sur un contrefort alpin, dans un petit village du Vercors, une équipe de bûcherons découvre à sa manière, la vie autrement. Mais lorsqu’ils vont tomber par hasard sur trois jerricans pleins d’essence, le carburant prendra alors une odeur de parfum.”
“On ne racontera pas le futur d’une panne d’essence mondiale. On racontera sur la nostalgie – future – de ce qui était notre présent – actuel. On se contentera de relater, pas de créer une moralité sur les avantages et inconvénients du pétrole, car ce sera à l’intérieur du récit que les personnages seront à même de s’opposer sur les questions philosophiques ou morales.”
Une scénographie en mouvement. Une grue de 10 mètres de haut, dans un décor de scierie abandonnée. Le Cirque. Cinq circassiens, équilibristes, trapézistes, danseurs et funambules vont s’approprier cet objet et joueront de la tronçonneuse, sur des grumes de bois, dans la sciure, dans un grand filet. La musique. Un duo
de musiciens batterie-basse-piano et chant, pour une musique live originale, rythmée et explosive, virile et sensuelle à la fois. Mais la musique sera aussi celle des moteurs qui tournent et de la ferraille qui se cogne. La matière. Jouer avec le bois, la sciure et l’essence. La faire voir, mais aussi sentir, pour conférer à ce carburant une odeur de parfum.

Du 29 mars au 9 avril

I’m not Gisele Carter

 

Marlène Llop s’engage dans une nouvelle création avec le collectif, et elle poursuit son étude sur l’apparence du monde, sa réalité, ses croyances, son image et continue d’explorer les espaces pour s’approcher de plus en plus près de ses fantômes, des esprits qui habitent ces lieux : le Genius Loci. Elle souhaite approfondir ses recherches autour du texte, de la musique live et des corps-images dans sa relation à l’espace et au paysage. Pour se faire, elle poussera le
travail de contextualisation dans son rapport à la fiction et développera le travail esthétique qui passe par les images vivantes et plastiques.
I’m not Giselle Carter tente de s’inscrire dans une fiction qui viendra dessiner une ambiance urbaine, de magie et de simulacre, en s’amusant des codes
et de l’esthétique des clips, du cinéma et des séries.
Renouer avec le clair-obscur, jouer des lumières «déjà là», fabriquer l’atmosphère en relation à l’espace. Mêler les images sacrées et profanes : de Dieu au Tintoret
en passant par Beyoncé et les films de Lynch. Qu’est-ce qu’on traverse ? Quelles sensations, impressions, vibrations ? Poser un univers contemplatif. Redonner
corps et lumière. Faire clignoter un bout de paysage.
Les espaces sont nos terrains de jeux qui se transforment en scénographie vivante. Ici, nous voulons habiter et révéler le génie des lieux, la puissance de certains points de vue sur notre urbanité, se rapprocher du cadre et du cadrage cinématographique.
La musique est centrale dans nos créations, elle est écrite par et pour la proposition et fait partie intégrante de la dramaturgie. Elle participe à l’univers plastique et sensoriel.

Du 29 mars au 3 avril

Choses

 

Spectacle pour 3 femmes et 2 hommes, [choses] dresse un portrait de nous et des choses auxquelles nous tenons.
Nous collaborons avec la collective Dire le Travail sur le texte qui sera entièrement constitué d’entretiens réalisés avec des personnes qui travaillent dans l’Yonne (89), et dont le métier les rapproche, de près ou de loin, du cycle de vie des choses : vendeuse, élu, commissaire priseur, gérante de déchèterie, jardinier, brocanteur, assureur…
Dans ce monde en crise de consumérisme, quelles sont les choses qui ont de la valeur ? Et comment cette valeur est-elle déterminée ? Si la maison prenait feu, qu’est – ce qu’on prendrait ? Et pourquoi ?
Qu’est-ce qu’on devrait selon vous ne jamais devoir acheter dans sa vie ?

 

1. Sa place à l’école

2. Des outils

3. La musique

4. La santé

5. L’amitié

6. L’Eau

Résidence du 18 au 23 mars

Nuques Rouges

 

Les Nuques Rouges, traduction littérale des rednecks, comme la transposition d’une certaine mythologie américaine. L’esthétique nous ramène parfois à cette Amérique profonde (les camions huileux, le rockn’roll gras ou les aigles tatoués sur le bras), souvent brocardée par les médias qui mettent en avant l’éloignement du milieu urbain, voire l’inculture de ceux qui s’en saisissent. Cette frange continuerait à vivre dans ses contrées reculées avec, au mieux, du dédain ou, au pire, une haine farouche, pour le monde du «bon goût ».

Les Nuques Rouges, à l’image des natifs amérindiens dans leurs réserves, constituent une tribu qui s’éteint à petit feu. La ruralité se transforme : les discothèques se vident, les réseaux sociaux remplacent les cafés, le monde agricole se paupérise renvoyant la jeunesse vers les villes.

Ce spectacle dansé et visuel sera avant tout une recherche, une sublimation de nos représentations. En décidant de s’ouvrir à nos sensibilités, Nuque Rouge témoignera de notre fragilité à parler d’un monde fracturé, sans cynisme, sans sarcasmes.

Actuellement en écriture avec Guillaume Derieux et Laureline Richard renforcé par Pierric Bailly.

NUQUE ROUGE a reçu le soutien de la DGCA/SACD en obtenant la bourse Ecrire pour la rue 20119 et à été choisi par le club des six, dispositif de la DRAC Franche-comté Bourgogne, pour des accueils en résidence.

Du 9 au 21 mars 2021

Hiatus

 

Hiatus est un interstice/ une rupture/ un écart/ une brèche/ une cassure. La figure dessine un portrait, un visage, des contours, des traits, des expressions, de l’air, de l’aspect, de la forme, de l’image. Le Tumulte est rempli de désordre, d’agitation, de chaos, de bruit, de mouvement de foule, de trouble, de déchaînement et de passion. La SOUPAPE comme dépressurisation ; laisser s’échapper, lâcher le surplus pour éviter une explosion, un débordement. Elle raconte aussi l’issue. La compagnie travaille avec chacune de ces évocations. Hiatus est un acte gestuel, physique, théâtral et sonore qui s’exprime dans les interstices spatiaux et temporels: les terrains vagues/ les entre-deux (forêt, champ, périphérie). À l’aube ou au crépuscule. C’est une brèche. Une tentative qui naît en lisière. Hiatus ce sont quatre figures solitaires. Elles se croisent et se rencontrent dans cet espace de consolation, d’invention et de rassemblement. Ensemble ils.elles vont initier une nouvelle façon d’être au monde. Ces figures en métamorphose créent un mouvement commun porté par la force du rêve, de la résistance et de la liberté. 

Hiatus est une danse en hommage à nos rituels intimes. Une danse du dedans. Une danse des corps enfouis et de la mémoire. C’est un dialogue fragile en/avec soi et les autres qui questionne la construction de l’identité à travers le genre, l’héritage, l’éducation et les cadres sociaux actuels. Il tente de matérialiser l’expression et la réaction.

Saison 2020-2021

Du 4 au 23 décembre 2020
Du 4 au 14 janvier 2021

Fantôme 

 

Le Collectif La Méandre est de retour à l’Abattoir avec un autre projet, cette fois-ci porté par Arthur Delaval. Fantôme parle de l’errance d’un enfant au cœur d’une révolte populaire. Il travestit la réalité pour mieux l’accepter. La principe narratif reste le même que pour « Avion Papier », le précédent spectacle d’Arthur. L’histoire est racontée par le biais d’un dessin animé et le spectateur se trouve plongé dans un univers qui se veut onirique, fragile et immersif. Un musicien, bidouilleur de son, est garant du bon déroulement de l’histoire, c’est lui qui la raconte. Seulement cette fois-ci, Arthur et sont équipe se lance le défis de sortir de la caravane qui accueillait « Avion Papier » et de s’installer dans l’espace public pour un jauge de 500 personnes, si ce n’est plus. Après un travail à la table, d’écriture du scénario et de réalisation du dessin animé, l’équipe entame son premier temps de résidence consacré à la construction du décor.

https://lameandre.org/

Du 23 au 29 novembre 2020

Alors c’est vrai ?

 

Accueilli une semaine en résidence à l’Abattoir, le collectif chalonnais La Méandre a travaillé sur sa prochaine création Alors c’est vrai ? portée par Zaïna Zouheyri. Ce futur spectacle en forme de voyage initiatique, issu d’un récit intime, questionne l’identité multiple d’une jeune danseuse dont l’origine du prénom ramène, par la force des choses, dans les montagnes de l’Atlas à la rencontre de sa famille.

Après plusieurs temps d’écriture et de recherche dans l’espace public, l’équipe revient à la table pour asseoir la dramaturgie et tenter de glisser de l’intime à l’universel.

https://lameandre.org/

Du 14 au 21 novembre 2020
Du 7 au 13 septembre 2020
Du 4 au 8 novembre 2019

Insane
Dérive insensée

 

Le spectacle traite de l’enfance et de la perte, à travers le récit d’un enfant lancé dans un parcours initiatique fait de multiples rencontres. Les personnages ont été construits à partir de témoignages réels collectés par Zineb Benzekri. L’artiste a mené un travail au long cours, commençant par se perdre elle-même avant d’interroger la perte des autres. Elle a avancé dans un travail d’écriture, cherchant la parole juste, créant des conditions pour libérer cette parole, comme cette rencontre entre de jeunes agriculteurs et des demandeurs d’asile. Des publics réunis par la terre.

> Voir la vidéo de la résidence

 

www.collectifrandom.fr/

Du 24 octobre au 13 novembre 2020
Iertie

La compagnie Underclouds aime inventer de nouveaux agrès, jouer des déséquilibres, construire un nouveau vocabulaire à partir de la figure du funambule ou de la marcheuse au plafond. Après Confins, c’est ici Inertie que la compagnie explore en résidence. La mise en scène, en mouvement, d’une sculpture que les circassiens s’approprient. Une toupie échouée, un volume vide abandonné à sa trajectoire circulaire. Le couple se suspend aux branches de cet espace-temps. Cette lointaine toupie va leur permettre de se poser dans l’espace public, à la fois comme geste plastique et circassien, que chacun pourra lire à sa façon, d’un œil ludique ou géométrique.

underclouds-cie.com

Du 26 au 31 octobre
Confins

 

Confins. Ou l’exploration du dedans. Comment une plongée en soi-même peut mener loin… aux confins. Une échappée onirique dans l’imaginaire d’un quidam enfermé. Il explore l’espace dans ses moindres recoins avant de s’aventurer en lui pour découvrir ses bords, ses contours, ses propres limites. Voir ce qui le sépare du reste et ce qui le lie au dehors.

underclouds-cie.com

Du 19 au 25 octobre 2020
Du 16 au 19 mars 2020
La Drôle de Traversée et Jeux d’échelles

La Drôle de traversée est une expérience immersive de verticalité dont les multiples chemins sont les agrès de la compagnie : des machines jubilatoires, des véhicules non utilitaires, connectés à l’architecture et qui inventent un nouvel usage urbain. En résidence à l’Abattoir avant un week-end de spectacles, la compagnie a testé un nouvel agrès, circulaire, jouant d’un déplacement horizontal et de la verticalité. Premiers pas du futur spectacle la Drôle de traversée

La résidence s’est accompagnée d’une action artistique autour d’une autre pièce, celle-ci finalisée : Jeux d’échelles. Le projet repose sur des ateliers avec de jeunes danseurs, élèves du Conservatoire du Grand Chalon. Objectifs : intégrer une création dansée, au milieu d’un dispositif d’échelles, mis en valeur par un jeu d’ombres.

www.retouramont.com

Du 13 au 16 octobre 2020
Plem plem

Bienvenue à la Timbrée, bureau itinérant dédié à l’Art Postal ! Venez y créer et envoyer l’objet postal
de vos rêves ! Sous forme de lettre, de colis, de carte, d’objet et de tout ce qu’on peut timbrer avant
d’être glissé dans une boite aux lettre en lui souhaitant Bon Voyage !
Accueillie sur le site de l’Abattoir, la compagnie La Timbrée prolonge le projet de cartes postales « Et
si on se donnait des nouvelles ? » amorcé par le CNAREP. Les artistes se déplacent à travers la ville,
promenant leur caravane de quartiers en quartiers, de places en marchés, d’écoles en bibliothèques.
Munis des cartes postales des Rendez-vous d’automne, ils vont au plus près des habitants pour
écrire, faire écrire et inviter le public à ajouter leurs mots à une vaste correspondance.
Réalisation finale restituée lors de l’Horizon, dernier week-end des Rendez-vous d’automne.

Du 12 au 18 octobre 2020
Du 3 au 7 novembre 2019

LOTO 3000 : épisode 3 de la Série Populaire 

 

Le collectif Es réunit 3 danseurs mus par une volonté de décaler les points de vue, d’observer le monde avec humour, en prenant cela très au sérieux. Ensemble, ils créent la Série populaire. Une série en 3 épisodes née du désir de revisiter des événements rassembleurs et connus de tous. Après le bal, le karaoké, c’est ici au loto que le collectif s’attaque. Un loto dont ils reprennent les codes (cartons, tirage, numéros, lots, gagnant, animateur) pour mieux les détourner. Le ticket détermine la place du spectateur, les assises n’ont pas le même point de vue, le hasard choisit votre place… Les lots deviennent immatériels, des performances – événements perturbent le bon déroulement du loto. Tout y est… ou presque. Loto 3000 ne se regarde pas, il se vit. Le spectacle joue de la situation, des situations, place les spectateurs au cœur de l’action, sans frontalité. A chacun son point de vue, à chacun sa place et donc son expérience. Les spectateurs se lient, le spectacle se mêle au public et réciproquement. L’objet artistique devient un point de rencontre et de pratique. 

www.escollectif.com

Du 7 au 13 septembre 2020
Résidence en immersion et répétition.

 

Pendant une semaine, la danseuse et chorégraphe coréenne Jiin Gook s’immerge à l’Abattoir pour faire mûrir son projet « l’Horizon de l’Horizon ». A terme, 3 heures de performance dans l’espace public et une question : « aujourd’hui, qu’est-ce qui est plus loin de vous ? ».
Il y a un grand cercle. Autour, le public. Disposés comme les 12 points d’une horloge : 12 paires de jumelles, 12 blocs de papier, 12 stylos. Au milieu : Jiin Gook avec une question. Chacun est invité à proposer sa réponse et à l’inscrire sur le papier. Les réponses sont ensuite retranscrites sur le corps de l’artiste au centre du cercle. Elle se met parfois à danser, parfois à demander aux gens d’écrire directement sur sa peau. Son corps se recouvre ainsi progressivement et observé à la jumelle par les spectateurs. Ils s’approchent au plus près de sa peau, cadrent sur un détail, un mot.

Saison 2019-2020

Du 30 juillet au 10 août 2020
La Fin De La Gloire Du Monde

 

Les caddies avancent et les hommes déraillent sur des autoroutes à néons grillagés. Leurs cœurs froids s’aimantent sur des barreaux rougeoyants. Sous les supplices de nos bourreaux, nos corps dénudés se mettent à danser dans une frénétique lenteur. Incapable de se lancer dans le vide par trop de manque, nous oublions nos espoirs dans des luttes illusoires. Réveillés par des vibrations sonores et des décharges électriques, nos âmes se nourrissent de discipline. Spectacle de danse brute, cirque absurde et musique électroacoustique

www.caddiesdesinope.over-blog.com/

Du 28 au 31 juillet
avec Le Club des 6
L’appel sauvage

 

Prenez place sous la lune, à l’envers du décor, derrière l’écran géant, du côté des acteurs et de la manipulation des figures. Assis en meute serrée, vous retrouverez l’ambiance poétique et enveloppante des lectures de contes ancestraux au coin du feu des cavernes. Ici, on écoute des extraits de L’appel sauvage de Jack London et on observe les aventures d’ombres animales, chiens fuyants, loups rôdeurs, sangliers rustiques et cerfs farouches évoluant dans un monde instinctif, fait d’odeurs primitives des temps anciens…

Du 23 au 30 juillet 2020
VITRINE

 

VITRINE est un écran sur le réel, jouant du regard et de l’oreille du spectateur pour faire de cette ouverture sur la rue, un cinéma. Le lieu est le protagoniste principal, une actrice en dessine le récit. Les passants deviennent personnages, les événements une dramaturgie et la banalité urbaine un décor. Les sonorités amplifiées de ce réel sont manipulées et frottées à un lexique musical abstrait. Elles invitent dans une direction, soulignent et jouent du sens de ce qui se déroule devant nous. 

www.annelaurepigache.fr
https://www.anne-julierollet.com

Du 22 au 28 juin 2020
Sissi et Luigi par Eustache Mc Queer

 

C’est l’histoire de Sissi impératrice, assassinée par Luigi l’anarchiste. C’est aussi la rencontre d’Eustache (Joël Defrance) et Virilio (Laurent Dratler) dans un spectacle musical qui prône la liberté, pour rire et s’émouvoir de nos différences. Le groupe Eustache McQueer interprète des chansons acoustiques envoûtantes dans une série de tableaux ponctués de performances, blagues, suspensions, talons hauts et gâteau à la crème.

www.ouesk.com

Du 15 au 22 juin 2020 
Les Portes du paradigme 

 

« Il ne transgresse pas les codes dramaturgiques uniquement pour se donner un style, il est ce que le théâtre a toujours voulu voir naître, parce qu’une soupe sans cheveu sera toujours une soupe fade. Il incarne avec excellence le reflet déformé d’une réalité passive, il est le changement de paradigme, le renversement du rapport à l’œuvre. Enfermé dans sa salle de bain, le spectateur devient miroir, le découvrant dans sa nudité clownesque pour incarner le rôle dans lequel il resplendit : lui-même. » Laura Delair.

lesportesduparadigme.wordpress.com

Du 17 au 22 février 2020 
Hiboux

 

Les 3 points de suspension est un collectif d’artistes réunissant des personnes issues du cirque, de la musique, du théâtre, de la danse et des arts plastiques. Ces profils variés construisent ensemble des spectacles, performances, expositions avec une ambition commune : s’inscrire dans l’espace public.

Les 3 points de suspension écrivent pour tous les types de lieux. Un village, un champ, une agence de voyage, un lampadaire deviennent supports de narration comme éléments de décor. Le réel est leur terrain de jeu.

Hiboux est la , nouvelle création du collectif. Une cérémonie collective et expérimentale. Un événement qui questionne notre rapport à la mort. Hiboux est une messe contemporaine qui explore nos manières de faire du rite, nos représentations du deuil. Autour d’une table ronde, trois musiciens / comédiens et un conseiller funéraire explorent avec tendresse et humour les relations qui nous unissent aux disparus. Ils invitent le spectateur à plonger dans un monde où vivants et morts bricolent pour leur permettre de mieux vivre ensemble. Et l’avantage d’écrire sur la mort, c’est que personne ne sait ce qu’il y a après, alors on peut dire ce qu’on veut. 

www.troispointsdesuspension.fr/

Du 28 octobre au 2 novembre 2019
Okami


Comment penser la création en espace public pour les tout petits et réenchanter les trajets quotidiens ?

La compagnie entre Chien et Loup invite à une déambulation dans l’espace public pour 20 poussettes, 20 enfants qui les occupent et 20 adultes qui  les poussent…
Le spectacle s’adresse aux plus jeunes, à leur sensibilité et leur imagination. Il s’immerge dans leur univers, ici la poussette, espace refuge, pour leur ouvrir de nouveaux horizons. Les adultes, spectateurs — pousseurs, deviennent régisseurs, manipulateurs et sont impliqués dans la représentation. Au cœur du récit, un personnage : Okami, traversant les saisons en quête de « demain ». Autour de lui
, 2 musiciens, une plasticienne, un comédien et un régisseur chantent, jouent avec la ville et la scénographient.

cie-entrechienetloup.net

Compagnie Entre Chien et Loup
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Du 16 au 26 septembre 2019
Espèce d’Espaces

 

Une ville, ses habitants, ses espaces où l’on se croise sans se rencontrer. Et si…
Si nous allions à contre-courant ? Si la nature et l’art investissaient l’espace public ? Si au milieu d’un quartier bétonné, d’un parking de supermarché nous invitions des chevaux ?
La compagnie Equinoctis s’implante avec ses chevaux là où on ne l’attend pas, au cœur des villes. Elle propose au passant une performance associant disciplines équestres (Haute-École, voltige, poste hongroise, liberté), musique et mise en mots poétique.
Le spectacle est répété place Sémard devant le public, pour lui faire découvrir jour après jour une création en construction.

http://equinoctis.com

Compagnie Equinoctis
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Centre National des Arts de la Rue
et de l'Espace Public

03 85 90 94 70